Romans

  •  » Nous ne donnons rien au poème qu’il ne nous rende au centuple. Nous croyons le faire ; c’est lui qui, secrètement, nous fait.  »  » Si la poésie n’a pas bouleversé notre vie, c’est qu’elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n’en avons connu que l’imposture.  » « L’amour est toute la vie », il est vain de prétendre qu’il y a d’autres équilibres. Le dénué d’amour trace partout des cercles dont le centre n’est pas  » Andrée Chedid offre à la poésie une prose libre qui préfigure et annonce celle des chansons de Louis et de Matthieu.

    $8,39
  •  » Je m’étonnerai toujours de notre prétention à saisir l’infini, à capturer l’éternel, nous qui ne sommes que des instants de chair ! Je suis sûr que nos vocabulaires ne coïncident pas, que nos lois ne se comparent pas et que, si l’autre réalité existe, elle échappe à toutes nos mesures ». Ce roman se situe dans l’Egypte du IVe siècle et, pourtant, les questions qu’il pose demeurent universelles, atemporelles, et sans réponse. Quelle est la position de l’homme face au divin, au temps, à la mort ? Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s’y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu’ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre. Mais où mènent les marches de sable ? Vers le mirage ou l’oasis ?

    $8,31
  • Ces récits tentent d’accorder le présent de nos Corps et le Temps sans mesure ; nos existences actuelles avec une permanence du souffle humain qui traverse les âges et les lieux. S’enracinant dans le concret, ils vont parfois du réalisme à l’insolite, essayant de rendre l’imaginaire familier : deux amies sont broyées par la guerre civile ; une tête se réveille, seule, sur un trottoir ; une femme au volant de son taxi parcourt les rues surpeuplées du Caire ; précédée par son corps, Eva se promène dans un jardin de Paris ; sur un lit d’hôpital, quelqu’un fait l’apprentissage de la mort ; la dernière lettre de l’alphabet entre en révolte ; un paysan de la vallée du Nil affronte les dieux ; au bord de la Seine un homme étrange attend le voyageur… Notre bref passage sur terre, avant l’engloutissement final, brasse les temps révolus avec le nôtre, renferme un monde de fenêtres, de rires, d’interrogations ; contient l’angoisse, mais aussi sa dynamique ; embrasse toutes les cruautés, mais aussi l’amour. A ces nouvelles ont été ajoutées, à la fin du volume, celles de L’Etroite Peau. Ce livre, paru en 1965, est maintenant épuisé.

    $29,09
  • « Elle était, elle fut, elle est, elle sera : la femme de Job. Elle n’a pas d’autre nom. Elle n’en désire aucun autre. »Pas plus que dans la Bible, on ne connaît ici le prénom de celle qu’Andrée Chedid nomme simplement ‘la femme' ». C’est qu’elle est tout amour, don et compassion. Elle est aussi passion, sensualité et beauté, comme le chante Job, reprenant le Cantique des cantiques : « Tu es un jardin clos, Tu es un lys parmi les épines, Tu es belle, ma soeur, ma fiancée… ». Au fil des malheurs qui frappent Job, leur « tenace, leur impérissable amour » gagne en vigueur et en authenticité. Lorsque Eliphaz, Bildad et Tsophar viennent asséner leurs paroles assassines à Job, Andrée Chédid délivre les mots d’indignation qui « s’entrechoquent » dans la tête de sa compagne. Car elle est la fidèle, l’aimante, la juste, en toutes circonstances.

    La femme de Job fait une unique intervention dans la Bible. Andrée Chedid choisit de laisser s’épanouir cette voix issue du silence, rendant une fois de plus hommage aux êtres de lumière, de passion et d’humilité, comme dans Le Sixième Jour et L’Autre. –Laure Ancie

    $17,21
  • Une anthologie des plus beaux poèmes écrits sur le thème des animaux, du kangourou à la colombe et de l’abeille au boa, en passant par le léopard, la girafe, le singe, le chat et bien d’autres…Des poèmes de Louis Aragon, Charles Baudelaire, Andrée Chédid, Jean Cocteau, Robert Desnos, Théophile Gautier, Victor Hugo, Tristan Klingsor, Jean de La Fontaine, Raymond Queneau, Claude Roy.

    $9,73
  • Un recueil de nouvelles où l’on retrouve  le goût de l’auteure pour ces moments où  l’humain se révèle, parfois dans sa petitesse,  mais aussi dans sa formidable générosité.  Entre Liban, Égypte et France, des histoires  pour découvrir une auteure francophone  majeure.

    $13,65
  • « Un livre n’est que le portrait du coeur, chaque page une pulsation », écrit Emily Dickinson. À cela Andrée Chedid ajoute qu’un livre est aussi la soif d’un ailleurs, une salve d’avenir. Dans L’Étoffe de l’univers, la poétesse née au Caire remonte aux origines de sa vie, explore à travers de courts poèmes le mystère du passage sur terre, la beauté et la force, mais aussi la fragilité, surtout quand l’aventure est malmenée par la vieillesse, la mort qui rôde. En revenant à saint Augustin et Shakespeare, Rilke ou encore Dylan Thomas, Andrée Chedid éclaire sa propre écriture. Sans qu’aucune certitude ne tienne le haut du pavé, elle précise: « Ne vous méprenez pas/ Je ne suis que de passage/ Un être fictif sur un trajet/ Sans itinéraire/ Je pousse des portes! Qui s’ouvrent/ Sur la vie/ Et d’autres portes/ Qui mènent je ne sais où « .

    $20,53
  • A travers les années, cette robe écarlate l’avait secourue. En la revêtant, elle se donnait le change, retrouvait une désinvolture, d’abord feinte, puis naturelle, qui forçait l’entourage à croire en l’innocence de son fils. Quelle mère réellement troublée, inquiète, aurait osé s’affubler de cette façon ? Un vieillard part en pleine nuit à la recherche de la chèvre perdue d’un voisin. Une femme ose braver la bénédiction d’un pèlerin réputé saint homme. Et contre toute attente, elle reçoit l’appui de son mari, puis du village tout entier. Une bien curieuse passagère intrigue le chauffeur d’un autocar : à plus de soixante ans, elle est vêtue d’une provocante robe rouge… Andrée Chedid caresse d’une plume douce des personnages qui, par la magie des mots, se révèlent émouvants jusqu’aux larmes.

    $7,12
  • A l’aube, le vieux Simm et son chien traversent un village endormi. Brusquement, un volet claque, un visage apparaît à une fenêtre. Et puis, le drame : un tremblement de terre ravage tout. Au milieu des cris et des larmes, le vieil homme cherche à retrouver cet étranger avec qui, quelques minutes avant le désastre, il avait échangé un regard fugitif. Puissant et poétique, L’Autre revisite avec brio le roman classique.

    $5,93
  • Dans un square parisien, Maxime Balin fait tourner son manège et ses beaux chevaux de bois. Cette magnifique machine fascine le jeune Omar-Paul, qui a quitté son pays ravagé par la guerre. Entre le gamin malicieux et le forain qui a perdu ses rêves de jeunesse, une amitié se noue, pleine de surprises et d’émotions… Andrée Chedid évoque à travers les cinq nouvelles de ce recueil ses racines libanaises et son enfance égyptienne ; elle nous raconte des histoires chaleureuses, où la tolérance a toujours le dernier mot.

    $6,29
  • Fils d’un musulman d’Egypte et d’une chrétienne libanaise, OmarJo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth où, en 1987, les hommes se font la guerre. Un dimanche ensoleillé, une violente explosion lui arrache le bras, et ses parents. En exil à Paris, l’enfant prône l’espoir. Il rencontre Maxime, un forain dont le manège est à l’abandon. Mais Omar-Jo veut vivre, et sous les doigts magiques de son unique main, tout se transforme en or…

    $5,93
  • Albert se rêve artiste. Au plus profond de son sommeil, il devient virtuose, ses mains s’agitent, il manie les mots et les mélodies avec une grâce naturelle. Mais au réveil, son talent a disparu. Jusqu’à cette nuit où Albert fait le rêve ultime de s’envoler… Enfants déracinés, vieux fous inspirés, voyageurs en quête d’un horizon : découvrez dix nouvelles pour saisir sur le vif la beauté qui frappe les personnages au milieu des bonheurs et des drames de la vie.

    $5,93
  • ésentation de l’éditeur

    Dans la rue déserte d’une ville ravagée par la guerre, Marie s’effondre, touchée par une balle alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l’aveu d’un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu’une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu’elle venait et qu’elle l’aime. D’une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l’agonie de Marie et scande l’absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants.
    $6,76
  • Composé à plus de 80 ans par Andrée Chedid, Rythmes apparaît pourtant comme un livre de jeunesse, tant il manifeste une capacité d’étonnement et d’émerveillement devant la vie et ses métamorphoses, tant il fait montre, en dépit d’une lucidité sans compromis sur les faiblesses, travers et failles de l’humain, d’un optimisme obstiné, vigoureux, sans cesse renaissant. On y retrouve, d’une façon extraordinairement vive et franche, tous les thèmes de l’œuvre d’Andrée Chedid, son appétit de l’ouvert et du mouvement, sa généreuse passion de l’autre en toute chose, passion qui permet de sortir de son «étroite peau» et de bousculer ce qui limite la conscience et l’avancée. Même si l’on entend dans ces poèmes quelques échos de la vieillesse et du combat contre l’effacement et la perte, ce chant poétique ne s’en tient jamais à la confidence personnelle, il élargit toujours ses résonnances, au rythme vibrant d’un cœur obstiné, avec en perspective l’ensemble de l’aventure humaine et ses questionnements face à l’énigme qui perdure et à l’inconnu qui vient. Sans doute n’y a-t-il rien de plus émouvant, au seuil de la mort, que cet éloge convaincu et raisonné de la vie.

    $10,09
  • Né à Alep, Syrie, en 1849, ‘Abd al-Rahmân al-Kawâkibî est l’une des grandes figures du réformisme musulman à la fin du XIXe siècle et un précurseur de l’arabisme. Ce livre fondateur, dont la traduction française est depuis longtemps attendue, est une puissante charge contre le despotisme, soulignant ses conséquences désastreuses sur la religion, le savoir, l’économie, la morale, l’éducation et le progrès. S’inspirant de la pensée libérale européenne, qu’il a probablement connue à travers des traductions en turc, et établissant des équivalences entre ses principaux concepts et les prescriptions de l’islam, il préconise l’instauration d’un régime fondé sur la liberté de conscience, l’égalité entre tous les citoyens et la séparation des pouvoirs législatif et exécutif – mais aussi des pouvoirs religieux et politique. Souvent cité par les démocrates arabes et les défenseurs des droits de l’homme, notamment ces dernières années à la faveur des soulèvements populaires, l’essai est augmenté d’autres textes de l’auteur et d’une postface de son petit-fils soulignant sa brûlante actualité.

    $26,11
  • Dans un quartier populaire du Caire situé au bord du Nil, l’écrivain Youssef en-Naggâr côtoie chaque jour des hommes et des femmes tout entiers occupés par les soucis et les menus plaisirs de la vie quotidienne, et pourtant si pittoresques avec leurs disputes interminables, leurs amours contrariées et les petites combines qui leur permettent de survivre. Tenté d’en faire les personnages d’un roman, de décrire par le détail les activités, les ruelles, les vieux bâtiments du quartier, dont le fameux café Kit-Kat jadis fréquenté par le roi lui-même, il se trouve soudain happé par une autre réalité, celle des manifestations étudiantes contre la corruption et la vie chère. Kit-Kat Café a été jugé à sa

    $4,33
  • Scènes de la vie quotidienne, dialogues, souvenirs d’adolescence dans l’Egypte des années 1940.

    $22,89
  • Des nouvelles énigmatiques, placées sous le signe de la perte, de l’aliénation et du néant, thèmes classiques du soufisme.

    $16,73
  • Les éditions Maisonneuve & Larose viennent d’éditer une série de petits ouvrages remarquables,  » Les représentations de la Méditerranée « , qui font le portrait de cette mare nostrum à travers les regards croisés de tous les peuples qui l’entourent. Car cette mer aux flots bleus qui dansent dans nos yeux n’a pas le même sens, historiquement, psychologiquement, pour tous les pays riverains. Et c’est une image à la fois fragmentée et cohérente qui se dégage de cette série de textes courts et intelligents.
    Première étape, géographiquement, de ce tour de la mer versant sud : le Maroc, dont la manière de voir est exprimée par deux écrivains contemporains, un romancier et un historien, tous deux professeurs à l’Université de Rabat, Mohamed Berrada et Abdelmajid Kaddouri.

    Dès lors que l’on regarde la Mer Méditerranée à travers le prisme marocain, une première évidence se dégage : ce pays n’est pas tournée vers elle, elle ne le baigne pas tout entier, elle le coiffe tout juste sur sa façade nord. L’océan Atlantique est bien plus présent, que ce soit en termes de climat ou par la masse formidable qu’il incarne, falaises d’eau, tempêtes, réservoir de pluies attendues.

    Mais cela ne veut pas dire que la Méditerranée n’existe pas : elle est l’antichambre des espaces différents du Nord… « Tandis que j’essaie d’expliquer mon inclination pour le bassin Méditerranéen, je repense à ce chemin intérieur, presque mythique, qui hante l’être intime de certains intellectuels et créateurs marocains : un chemin à double sens, avec un premier sens orienté vers le Sud et un deuxième vers le Nord. Le premier recèle un appel africain qui me renvoie à mes racines plantées dans les entrailles du continent Noir à l’histoire débrodante de répression, d’exploitation, de violence et de déchirements… Le deuxième recèle un appel vers  » l’ascension  » en direction d’un Nord dont mon œil ne peut apprécier l’étendue, quand mon imagination, elle, me le présente tel un espace sans limite, mine de toutes les bonnes surprises…  » (Mohamed Berrada)

    C’est cette dimension d’expansion psychologique qui conduit le romancier à écrire que les populations du Maroc n’attendent pas seulement de leurs voisins méditerranéens des projets de partenariats économiques, mais aussi une aide réelle pour  » des productions artistiques et culturelles capables de soutenir la jeunesse dans son projet de sociétés meilleures, libérées du despotisme, de la tutelle et du culte du passé…  »

    C’est avec beaucoup de finesse qu’Abdelmajid Kaddouri nuance et affine cette vision dans une perspective historique, mettant en évidence la multiplicité des  » imaginaires moracains  » autour de la Méditerranée, depuis celui des Oulémas jusqu’à celui du Makhzen, en passant par les représentations populaires… Car il est vrai que dans l’affrontement entre les deux rives de la Méditerranée, la mer fut d’abord et avant tout, pour les Marocains, le théâtre de combats navals, peuplé d’héroïsme et de tragédies, avec le souvenir pirates, puis des corsaires, et de la dangereuse domination des marines européennes, supplantant rapidement la course marocaine (il est amusant que sur ce point les perceptions soient inversées d’une rive à l’autre).

    Il rappelle aussi cette idée toute simple : parce que leur religion prescrit aux Marocains de se tourner vers l’Est au moment de la prière, une image facile les représente  » tournant le dos à la mer  » -et en l’occurrence à l’Océan… Image d’un peuple essentiellement terrien et paysan, lié à sa terre, plutôt que marin et voyageur :  » la mer angoisse l’homme populaire puisqu’il ignore tout d’elle alors que la terre, son nid naturel, le rassure, ce qu’exprime l’adage marocain :  » Comment s’entendre avec la mer, faite d’eau, alors que l’homme est fait de terre ?  »

    Le Roi Hassan II comparait son pays à un arbre, planté dans l’Afrique, au sud et à l’Est, et dont les feuilles et les fruits respirent les brises de la rive nord. C’est ainsi, nous dit l’historien, que le pays tout entier se vit, dans un élan vers le Nord qui ne lui fait pas oublier la solidité de son terreau. Et la modernité de Mohammed VI, sa familiarité avec l’Europe et les Etats-Unis, contribue à son tour à esquisser une nouvelle image mentale de la Méditerranée vue du Maroc, qui serait de plus en plus perçue comme un espace partagé, un bien commun, que chacun doit apprendre à envisager autrement, en remettant en cause ses réflexes innés… — Khaled Elraz — — Afrik.com

    $8,54
  • Une évocation de l’Egypte profonde à travers un petit village du Delta situé à proximité d’un ancien lieu de culte pharaonique, puis gréco-romain, devenu cimetière copte…

    $15,48
  • Dans une série d’articles, Alaa Al Aswany, observateur engagé dans les bouleversements sociaux de l’Egypte, dresse le tableau des effets de la religion sur la vie quotidienne des Egyptiens. Il décrypte et analyse sans concessions les pratiques religieuses hypocrites, qui touchent toutes les couches de la société égyptienne et font obstacle à la libre réflexion. Il montre de quelle manière la religion peut devenir source d’inégalités et d’injustices. Ce faisant, il trace avec force un chemin vers un islam tolérant et ouvert sur le monde, dans le droit fil de son précédent essai, Chroniques de la révolution égyptienne paru chez Actes Sud en 2011.

    $28,48
  •  » Si je n’étais pas né égyptien, j’aurais voulu être égyptien « , la célèbre citation de Mustapha Kamel donne le ton de ce recueil : voici l’Egypte placée sous le feu d’un écrivain amoureux de son pays, qui, par le détour de la fiction, fait apparaître les turpitudes et les contradictions d’une société à la dérive. Interdit de publication par l’Office du livre pour cause d’insulte à l’Egypte, le premier de ces récits, « Celui qui s’est approché et qui a vu », donne précisément à voir un monde où règnent les faux-semblants et l’hypocrisie. Avec une implacable ironie, pour décrire des êtres prisonniers de l’obscurantisme et de l’arbitraire, l’auteur met en scène des personnages singuliers, dont la terrible humanité évoque l’univers d’un Dostoïevski à l’ombre des pyramides. Tendre, grinçant, truculent, ce recueil se voit pour sa publication en poche augmenté de sept nouvelles inédites.

    $11,51
  • Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fils d’un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d’Etat, qui a des yeux partout, notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d’une rencontre inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane, qu’il s’agisse de mode ou de moeurs sexuelles. Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne. A ce jour, ce roman est interdit de publication en Egypte.

    $29,67
  • Construit en plein coeur du Caire dans les années 1930, vestige d’une splendeur révolue, l’immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l’Egypte du XXIe siècle naissant. Dans son escalier se croisent ou s’ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l’affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d’un patron… Témoin d’une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous dans le même piège, celui d’une société dominée par la corruption politique, la montée de l’islamisme, les inégalités sociales, l’absence de liberté sexuelle, la nostalgie du passé. Au.delà des problématiques égyptiennes, en digne héritier d’un Dostoïevski, d’un Zola ou d’un Mahfouz, c’est de l’homme que parle Alaa El Aswany, de ses vices et de ses faiblesses, de ses rêves et de ses échecs, et le miroir qu’il tend, pour indulgent qu’il soit, n’en est que plus effrayant.

    $12,70
  • Dieu, ou plutôt Allah ; sait quel djinn a jeté un sort à Mahmoud pour l’empêcher d’avoir un héritier à qui léguer sa prospère entreprise de céramique. Il a cependant eu pas moins de neuf filles qui contribuent à égayer sa demeure et si son unique fils, Goha, a grandi en force et en beauté, son intelligence est restée naine. Ainsi Goha est-il à vingt-cinq ans une figure légendaire du Caire à cause de sa simplicité d’esprit. Sur son compte courent des histoires d’une drôlerie irrésistible et lui-même rit, sans comprendre, avec les rieurs. Pour créer leur personnage de Goha, les auteurs puisèrent dans les histoires de l’inénarrable Nasr Eddin Hodja.

    $14,24
  • Sentilhes, est un peintre à la mode mais médiocre, qui vit dans l’aisance que lui procure ses portraits de dames riches. Fauvarque est un lui un «vrai peintre», génie méconnu et pauvre qui ne veut pas faire de concessions sur son art. En couple avec Jeanne, il mène une vie bohème, insouciante, entouré d’amis, déménageant quand il ne peut payer son loyer. Son art, son mode de vie, suscitent l’envie et la jalousie malgré sa pauvreté, à commencer par celle de Sentilhes…

    $14,80
  • Sammar est une jeune veuve soudanaise qui traduit des textes arabes pour Rae, un spécialiste du Moyen-Orient, professeur à l’Université d’Aberdeen. Les brumes écossaises sont maussades pour cette femme du sud, mais un nouvel amour vient redonner du goût à sa vie, et surtout un but : comment faire comprendre à son professeur, un intellectuel un peu cynique et divorcé deux fois, qu’il est en fait un bon musulman qui s’ignore ? Car leur union est au prix de cette conversion. Leila Aboulela est une voix rare qui s’exprime sur le monde occidental, livre ses sentiments sur la culture européenne, et donne quelques réponses sur les mentalités que recouvre le hijab, ce voile qui nous intrigue. Qu’est-ce qu’une vie centrée sur la foi musulmane ? L’héroïne du roman, Sammar, en parle librement, elle dont les exigences religieuses sont au cœur de ses préoccupations, aussi bien en Ecosse que dans la beauté des rives du Nil Bleu à Khartoum. Ce roman d’amour est d’une pertinente actualité. Il nous laisse songeurs.

    $5,91
  • Shadia est une étudiante soudanaise en sciences à Edinbourgh où elle espère décrocher un Master. Elle fait partie d’un groupe d’étudiants africains plutôt repliés sur eux-mêmes dans le rude climat de la fraîche Écosse. Shadia passe de longs moments de solitude entrecoupée par les appels téléphoniques de son fiancé, riche homme d’affaires à Khartoum. Elle n’a pas d’affinités avec lui et ses appels l’agacent. Timidement, elle approche Bryon, le meilleur étudiant du cours de statistique, qui lui prête ses notes. Sympathie partagée, amitié naissante, mais à l’occasion d’une visite qu’ils font ensemble du Musée de l’Afrique, Shadia se rend compte qu’un abîme les sépare.

    $11,87
  • L’intellectuel allemand d’origine égyptienne Hamed Abdel-Samad introduit sa réflexion sur les sources de l’islam politique par un rappel du contexte historique : l’islamisme des Frères Musulmans s’est développé en Egypte au même moment que le fascisme en Italie et le national-socialisme en Allemagne. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence chronologique. Selon l’analyse implacable de l’auteur, les principes fondateurs de l’islam politique et les étapes de son établissement dans la péninsule arabique prouvent que l’idéologie fascisante y est présente dès le premier jour. Le « fascislamisme » n’est pas une figure de style, mais une réalité historique. L’islamisme radical n’est pas la trahison ou la perversion récente d’une religion immaculée, mais la tare originelle de sa traduction dans le champ politique.
    La foi musulmane individuelle est innocente, mais le pouvoir islamique est coupable.
    Une contribution majeure – et provocante – au débat qui divise actuellement l’Occident.

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