Livres

  • Carnet ligné recouvert de tissu wax.

    Format : A5
    100 pages

    Couleur: Rose
    Matière: Ankara

    $17,80
  • Après la disparition de sa fille nouveau-née, une jeune femme reprend peu à peu pied dans la vie grâce au récit qu’elle fait de son deuil.

    Quatrième de couverture

    Une jeune femme dit la mort, celle de sa petite fille, Doniazade, perdue à la naissance. Alors que les fils qui la relient à l’existence semblent avoir été coupés, le récit, par un douloureux travail de deuil, renoue peu à peu avec les choses de la vie. ” Dans ce texte, Doniazade porte le fardeau inscrit dans son nom, écrivait l’éditeur égyptien lors de la sortie de l’ouvrage. Dans Les Mille et Une Nuits, Doniazade est la victime de la passion, et sa soeur, Schéhérazade, va racheter sa propre vie grâce à ses contes. Ici, Doniazade meurt sans avoir pu quitter la matrice du récit. L’écriture rejoint ainsi une de ses fonctions premières : donner vie à l’ombre des choses perdues. ” Avec ce texte écrit dans une langue volontairement ” blanche “, comme d’outre-douleur, May Telmissany s’inscrit au coeur d’une nouvelle génération d’écrivains égyptiens qui prolonge les interrogations sociopolitiques en empruntant les voies d’une écriture de l’intime.
    $16,97
  • Mahi, la narratrice, est une femme au foyer respectueuse des valeurs traditionnelles. Elle trouve apparemment son bonheur dans le cocon familial, auprès de son mari et de leur fils, alors que sa meilleure amie, Aida, pourtant d’origine paysanne pauvre, défie ouvertement les conventions sociales et dévore la vie à pleines dents. A la mort soudaine de cette dernière, Mahi tombe sur son journal et le réécrit à sa guise. Ce faisant, en dépit des propos blessants la concernant dans le journal, elle s’identifie à Aida, s’approprie ses traits et se révèle peu à peu à elle-même, toute différente de cc qu’elle imaginait être. Dans leurs rapports à Mahi et Aida, les quatre hommes de leur groupe d’amis participent simultanément à ce jeu de miroirs : le magnanime premier mari d’Aida face à l’amant rancunier, l’écrivain nihiliste face au médecin qui rêve d’être reconnu comme écrivain… Fantasque, insaisissable, Aida est une énigme, y compris pour ses amis les plus proches. Mais n’est-ce pas finalement le cas dans toute relation amicale ? Ce roman explore la distance qui existe entre deux images : celle que chacun a de lui-même et qu’il croit partagée par ses proches, et celles que chacun d’eux a de lui.

    Biographie de l’auteur

    Née au Caire en 1965, May Telmissany enseigne le cinéma et les études arabes à l’université d’Ottawa au Canada. Outre ses recueils de nouvelles et ses romans, dont deux ont été traduits en français chez Sindbad/Actes Sud, Doniazade (2000) et Héliopolis (2002), on lui doit une dizaine de traductions du français ou de l’anglais en arabe, et de nombreuses études sur la littérature et le cinéma.
    $25,87
  • Fouad, un architecte qui a vécu quelques années aux Etats-Unis, décide, à peine revenu au pays, de réunir tous les parents, proches ou lointains, qu’il se connaît. Parallèlement, il subit les épreuves passionnelles de figures féminines tour à tour cruelles et bienveillantes, et il comprend, à la faveur d’un séjour à Paris, que le monde présent et celui des morts s’interpénètrent et que le corps physique (sens, imagination, esprit) est le seul lieu de cette rencontre.

    On aura reconnu, dans cette démarche familière à l’auteur, des rémanences des anciennes paroles égyptiennes, celles que murmurent, par exemple, les Textes des pyramides : l’immortalité n’est pas un problème métaphysique, elle n’est pas un prédicat de l’âme, ni de l’esprit, ni de la collectivité : elle est, d’abord, charnelle — ou elle n’est pas.

    Quatrième de couverture

    Fouad, un architecte qui a vécu quelques années aux Etats-Unis, décide, à peine revenu au pays, de réunir tous les parents, proches ou lointains, qu’il se connaît. Parallèlement, il subit les épreuves passionnelles de figures féminines tour à tour cruelles et bienveillantes, et il comprend, à la faveur d’un séjour à Paris, que le monde présent et celui des morts s’interpénètrent et que le corps physique (sens, imagination, esprit) est le seul lieu de cette rencontre. On aura reconnu, dans cette démarche familière à l’auteur, des rémanences des anciennes paroles égyptiennes, celles que murmurent, par exemple, les Textes des pyramides : l’immortalité n’est pas un problème métaphysique, elle n’est pas un prédicat de l’âme, ni de l’esprit, ni de la collectivité : elle est, d’abord, charnelle – ou elle n’est pas.
    $20,41
  • Entre les rivages de la mer Rouge et Paris, entre l’Egyptien cosmopolite et viveur, protagoniste de ce roman, et d’autres personnages, hommes et femmes, européens ou égyptiens, mus par l’ambition ou la quête du plaisir, se tissent les liens d’un récit fait de portraits en mouvement, de gestes, de regards, de sourires.
    Sous nos yeux, se nouent, se dénouent, se croisent et s’enchevêtrent à l’envi des relations amoureuses observées avec une subtile ironie. Et, au moment même où elle l’enchante par sa légèreté, cette représentation de la comédie humaine a déjà, sans coup férir, engagé le lecteur dans une exploration de ces incertaines zones-frontières de l’âme, où se déploient les jeux complexes de l’attachement, de la séduction et du désir.

    Quatrième de couverture

    Entre les rivages de la mer Rouge et Paris, entre l’Egyptien cosmopolite et viveur, protagoniste de ce roman, et d’autres personnages, hommes et femmes, européens ou égyptiens, mus par l’ambition ou la quête du plaisir, se tissent les liens d’un récit fait de portraits en mouvement, de gestes, de regards, de sourires.Sous nos yeux, se nouent, se dénouent, se croisent et s’enchevêtrent à l’envi des relations amoureuses observées avec une subtile ironie. Et, au moment même où elle l’enchante par sa légèreté, cette représentation de la comédie humaine a déjà, sans coup férir, engagé le lecteur dans une exploration de ces incertaines zones-frontières de l’âme, où se déploient les jeux complexes de l’attachement, de la séduction et du désir.

    $19,23
  • Longtemps j’ai désespéré de trouver un jour cet hémisphère idéal qui me rendrait parfaitement heureux. Mais j’ai fini par le trouver, après d’inlassables recherches, j’ai trouvé cette convexité vivante, venue remplir exactement la concavité de mon torse, ou plus précisément de la partie droite de mon torse, creuse et atrophiée. Le bonheur m’est échu soudainement, comme un rêve se réalise, lorsque j’ai rencontré Wassila, Wassila la bien nommée : c’est par elle, et grâce à elle que j’ai pu atteindre la félicité, parvenir au comble du plaisir. Ce bonheur aussi soudain qu’inattendu venait après de nombreuses tentatives, qui se soldaient régulièrement par le sentiment décourageant d’avoir poursuivi un mirage. Je finissais donc par penser qu’un tel hémisphère charnel était si rare, si difficile à trouver, que j’avais peu de chances de le rencontrer jamais.
    Reprenons les choses au commencement.
    Cela se produisit immédiatement après ma venue au monde. Je cite ici les termes mêmes du médecin chef de la clinique : “Une forte pression sur le côté droit du torse, au cours des premiers jours suivant la naissance, a provoqué un écrasement de la cage thoracique, du même côté, et compromet gravement la croissance de cette partie du corps, qui abrite l’appareil respiratoire. Les muscles sont atrophiés et les tissus détruits. Cette pathologie est visible à l’oeil nu, et ressemble à une malformation congénitale qui se manifesterait comme un enfoncement du côté droit de la poitrine.”
    Le Dr Ramzy al-Assiouty avait ajouté ce commentaire de sa propre main : “C’est comme si une main puissante avait empoigné le nouveau-né à sa naissance.”
    Voilà le rapport médical d’origine, qui, joint à mon dossier officiel, me vaudrait plus tard d’être dispensé du service militaire. Les médecins de la caserne où je m’étais présenté me déclarèrent “inapte au service dans les Forces armées”.
    Il existe une autre version de cette histoire, transmise par ma grand-mère, dont le témoignage cependant reste sujet à caution, car elle était la mère de mon père, et par conséquent la belle-mère de celle qui m’a mis au monde, qu’elle n’aimait pas, l’accusant de nourrir des préjugés aristocratiques. Ma mère, donc – paix à son âme ! – avait demandé, avant l’accouchement, dans une clinique qui avait alors une excellente réputation, que l’on vaporise dans la salle de travail un produit insecticide, car elle avait horreur des cafards. Cette demande suscita un conflit entre les deux femmes, ma grand-mère ironisant sur cette phobie des cafards, et disant que seules les grandes maisons aristocratiques, comme celle de ma mère apparemment, abritent ce genre d’insectes, d’ailleurs inoffensifs, qui ne fréquentent pas les maisons des gens humbles… Bref, la sage-femme, dûment rétribuée par ma mère, avait littéralement vidé dans la pièce où j’allais voir le jour, et jusque dans le moindre recoin, la bouteille de ce produit toxique. Ma mère, après la délivrance, se trouva plongée dans un profond sommeil ; était-ce fatigue ou intoxication ? Dieu seul sait. Toujours est-il que lorsqu’on pénétra dans la chambre, au matin – je laisse ici la parole à ma grand-mère : “Tu étais, mon chéri, prunelle de mes yeux, écrasé sous sa fesse gauche, on voyait ta tête apparaître comme une coupole au-dessous de sa cuisse. Et il est arrivé ce qui est arrivé…”

    $17,34
  • Dans l’univers que met en scène Nabil Naoum, le captif n’imagine pas — ou plus — d’abolir l’esclavage. Son bonheur serait d’assujettir à son tour quelqu’un, pour jouir de ce qui maintenant le contraint et l’humilie…. Et ce rêve-là, subtilement pervers, marque de son empreinte un recueil dominé par les ambiguïtés de la condition humaine. Nabil Naoum fait en effet miroiter le désir, le plaisir, au même titre qu’une aspiration plus élevée — à la sagesse, au détachement. Avec habileté, il maintient ses personnages dans l’incertitude, le vacillement, le déséquilibre retenu… L’Egypte natale de ce talentueux nouvelliste prend donc ici l’apparence d’un pays intérieur, pétri de signes et de fantasmes, dont les énigmes sont avant tout intimes, existentielles.

    Quatrième de couverture

    Dans l’univers que met en scène Nabil Naoum, le captif n’imagine pas – ou plus – d’abolir l’esclavage. Son bonheur serait d’assujettir à son tour quelqu’un, pour jouir de ce qui maintenant le contraint et l’humilie…. Et ce rêve-là, subtilement pervers, marque de son empreinte un recueil dominé par les ambiguïtés de la condition humaine. Nabil Naoum fait en effet miroiter le désir, le plaisir, au même titre qu’une aspiration plus élevée – à la sagesse, au détachement. Avec habileté, il maintient ses personnages dans l’incertitude, le vacillement, le déséquilibre retenu… L’Egypte natale de ce talentueux nouvelliste prend donc ici l’apparence d’un pays intérieur, pétri de signes et de fantasmes, dont les énigmes sont avant tout intimes, existentielles.
    $6,87
  • Du fond de sa prison, une jeune femme dit sa souffrance, ses craintes, mais aussi le souvenir des moments intenses et lumineux de sa brève existence. Au fil de cette déploration, le lecteur vient progressivement à connaître les acteurs et à saisir les enjeux ultimes de ce récit-monologue : il s’agit de la princesse égyptienne Tout, connue par l’histoire officielle sous le nom de Toutankhamon, témoin vivant, et menacé, de l’imposture des prêtres d’Amon et du général ambitieux Horemheb. Vénéré comme un dieu vivant, fils d’Horus, tant qu’il était considéré comme un pharaon, Toutankhamon est condamné dès que se manifeste sa féminité, magnifiée encore par la promesse de maternité.
    Par leur force incantatoire, les mots de Tout ne disent pas seulement la douleur d’une femme promise trop tôt à la mort, ils donnent aussi à entendre la voix de l’éternelle oppression. Et s’il se trouve ici que la victime mêle à sa plainte des cris d’amour pour son oppresseur, ces derniers n’affaiblissent aucunement la dénonciation que porte le texte à l’endroit de tous les pouvoirs, religieux, politique, masculin, autant de tyrannies que résume, dans sa splendeur tragique, la figure du pharaon.

    Biographie de l’auteur

    Nabil Naoum est nouvelliste et romancier. Il écrit en langue arabe.Son goût pour l’art, notamment arabe et contemporain, et les nombreux écrits qu’il lui a consacrés, lui valent d’être régulièrement sollicité comme critique ainsi que commissaire d’exposition indépendant.Né au Caire en 1944 , Nabil Naoum y suit des études d’ingénieur, métier qu’il exercera à New York pendant une dizaine d’années. Depuis 1979, il se consacre uniquement à l’écriture.Ses romans et nouvelles s’attachent à décrire les forces, parfois contraires, que l’homme en quête de lui-même, doit combattre, ou apprivoiser.Marquée par l’inattendu et l’insolite, la course de ces individus pris dans d’invisibles rets, décrit avec méticulosité un monde nimbé de subtile étrangeté et qui nous apparaîtrait comme de côté. Un monde où l’on se découvre étranger à soi-même.Qualifié par The Observer de « perles de l’économie », le style minimaliste de Nabil Naoum explore d’autant mieux le désordre du monde, qu’il souligne l’apparente rationalité de ses personnages.Chez Actes Sud / Sindbad ont paru : Retour au temple (1991), Le Rêve de l’esclave (1994), Corps premier (1998), Les Rivages de l’amour (2003), Moi, Toutankhamon, reine d’Égypte (2005) et Amir (2013).
    $3,54
  • Le chef-d’œuvre du conte oriental dans la seule traduction fidèle à l’original arabe.“Et d’un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l’a portée ! C’est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu’elle répandait de toutes parts la suave odeur de l’ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l’ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l’égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l’eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisait claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle, de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu’elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l’expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coquetterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l’exiguïté des organes des Chinoises à l’ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l’Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu’à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l’un de l’autre, ivres de jouissances…
    Extrait de la 679e nuit.

    Un mot de l’auteur

    Cette édition est présentée par Marc Fumaroli, professeur émérite au Collège de France et membre de l’Académie française.
    Joseph Charles Mardrus, médecin et orientaliste français, est né au Caire en 1868. Il a été médecin sanitaire auprès du ministère de l’Intérieur et chargé de mission au Maroc et en Orient. Son adaptation des Mille et Une Nuits est parue entre 1898 et 1904. On lui doit également une traduction du Coran et de l’Apocalypse. Il est mort à Paris en 1949

    $37,98
  • Le chef-d’œuvre du conte oriental dans la seule traduction fidèle à l’original arabe.Les Mille et Une Nuits ont été traduites une première fois par Antoine Galland, à l’époque de Louis XIV. Il en est résulté un chef-d’oeuvre de la littérature française classique, une “belle infidèle” , aussi éloignée de l’original que le Shakespeare de Letourneux ou le Milton de Chateaubriand.
    À la fin du XIXe siècle toutefois, les exigences littéraires étaient différentes. Le symbolisme et la littérature décadente avaient aiguisé le regard des lecteurs et sensibilisé le public aux raffinements et aux nuanes de la poésie arabe. Ainsi, le Dr Mardrus a donné une nouvelle version de ces contes merveilleurs, jamais égalée à ce jour.

    Un mot de l’auteur

    Cette édition est présentée par Marc Fumaroli, professeur émérite au Collège de France et membre de l’Académie française.
    Joseph Charles Mardrus, médecin et orientaliste français, est né au Caire en 1868. Il a été médecin sanitaire auprès du ministère de l’Intérieur et chargé de mission au Maroc et en Orient. Son adaptation des Mille et Une Nuits est parue entre 1898 et 1904. On lui doit également une traduction du Coran et de l’Apocalypse. Il est mort à Paris en 1949.

    $37,98
  • Un jeune Egyptien de la petite bourgeoisie en vient à perdre peu à peu ses illusions et ses scrupules. Une réflexion corrosive sur les ravages du capitalisme sauvage.

    $8,31
  • Présentation de l’éditeur

    Les deux héros de ce roman, Ahmed et Hassan, tous deux inadaptés aux lieux et temps où ils déambulent, balancent perpétuellement entre sentiment d’exil intérieur et soif de vivre. Liés par une profonde amitié, ils tentent de conjurer leurs propres angoisses et la brutalité sociale, voire la complaisance qui l’accompagne, grâce à l’humour et au regard décalé qu’ils promènent sur leur société. Jouisseurs de rêves, ils se fabriquent un coin de liberté, s’inventent un espace de bonheur sur le ton ironique de la lucidité.

    Biographie de l’auteur

    Originaire d’Alexandrie, Ibrahim Abdel-Méguid est l’auteur de plusieurs romans traduits dans de nombreuses langues : Actes Sud a publié L’Autre pays en 1994, (prix Naguib Mahfouz), La maison aux jasmins en 2000, et Desclée de Brouwer Personne ne dort à Alexandrie. En 2009, un des plus prestigieux prix égyptiens, le prix Taqdireya, lui est décerné pour l’ensemble de son œuvre.
    $8,24
  • Présentation de l’éditeur

    Cheikh Magdeddine, chassé de son village par la vendetta, arrive à Alexandrie, avec femme et enfant, le jour de la déclaration de la seconde guerre mondiale. La vie de celui qui porte en lui le Coran pour l’avoir appris par coeur, va alors être prise dans les filets de la grande histoire qui secoue le monde entier. Découverte de la grande ville cosmopolite de la première moitié du XXe siècle, rencontre et amitié indéfectible avec Damien le chrétien, puis départ pour al-Alamein où tonnent les canons de Rommel : Personne ne dort à Alexandrie est tout autant un ample roman historique qu’une leçon d’humanité d’une grande beauté.

    Biographie de l’auteur

    Né en 1946 dans un quartier populaire d’Alexandrie, Ibrahim Abdel Méguid, après avoir obtenu une licence de philosophie, se consacre très jeune à la littérature. Auteur d’une dizaine de romans et de recueils de nouvelles, il a obtenu en 1996 le Prix Naguib Mahfouz pour le meilleur roman, de l’année, attribué à “L’Autre pays”, ainsi que le Prix du Salon du Livre du Caire, la même année, pour “Personne ne dort à Alexandrie”. Ses textes sont traduits en différentes langues
    $32,40
  • Comme beaucoup de ses compatriotes, Ismaïl, un jeune diplômé égyptien, a quitté son pays pour l’Arabie saoudite, nouvel Eldorado, où se pressent une multitude d’immigrés venus de tous les pays musulmans — y compris non arabes — et la cohorte des hommes d’affaires occidentaux.

    En ce lieu qui lui est à la fois étranger et familier, Ismaïl découvre peu à peu les règles de l’exil consenti et la cruelle réalité d’un univers où l’arrogance des puissants ne rencontre que la servilité de ces déracinés venus là pour vendre leur propre vie au profit de ceux qui, restés au pays, confisquent leur existence et les bannissent peu à peu de leur propre histoire.

    Inaugurant une approche radicalement nouvelle de la littérature de l’émigration, Ibrahim Abdel-Méguid retrace, à travers l’histoire d’Ismaïl, l’aventure de ces millions d’individus pris au piège du rapport équivoque qui lie les nations riches et pauvres, en particulier dans le monde arabe. Et parce que cette expérience y était évoquée, de l’intérieur et sans concession, pour la première fois, ce roman publié en 1991 fit sensation lors du Salon international du livre du Caire lors de sa parution.

    Quatrième de couverture

    Comme beaucoup de ses compatriotes, Ismaïl, un jeune diplômé égyptien, a quitté son pays pour l’Arabie saoudite, nouvel Eldorado, où se pressent une multitude d’immigrés venus de tous les pays musulmans – y compris non arabes – et la cohorte des hommes d’affaires occidentaux. En ce lieu qui lui est à la fois étranger et familier, Ismaïl découvre peu à peu les règles de l’exil consenti et la cruelle réalité d’un univers où l’arrogance des puissants ne rencontre que la servilité de ces déracinés venus là pour vendre leur propre vie au profit de ceux qui, restés au pays, confisquent leur existence et les bannissent peu à peu de leur propre histoire. Inaugurant une approche radicalement nouvelle de la littérature de l’émigration, Ibrahim Abdel-Méguid retrace, à travers l’histoire d’Ismaïl, l’aventure de ces millions d’individus pris au piège du rapport équivoque qui lie les nations riches et pauvres, en particulier dans le monde arabe. Et parce que cette expérience y était évoquée, de l’intérieur et sans concession, pour la première fois, ce roman publié en 1991 fit sensation lors du Salon international du livre du Caire lors de sa parution.
    $3,51
  • Au confluent de deux quartiers du Caire, à la croisée de deux époques (de la monarchie aux années Sadate), les personnages des trois nouvelles qui composent ce recueil (Oumm AhmadMatin de rosesDieu bénisse ta soirée) sont représentatifs d’une Égypte contemporaine parfois malhabile à concilier tradition et modernisme. De leur passé surgissent “des voix, des couleurs et des battements de cœur” que la conteuse Oumm Ahmad excelle à ressusciter. Ailleurs, c’est au narrateur de tourner les pages du passé lointain et proche ; avec lui, nous découvrons le parcours, parfois douloureux, de quinze familles cairotes, prises entre les compromissions, les engagements politiques, la misère ou l’enrichissement. Puis c’est au tour d’un jeune retraité d’évoquer la souffrance de son existence, ses amours contrariées avec une jeune fille belle et patiente, le poids amer des traditions, les difficultés inattendues de la vie de fonctionnaire.Ces nouvelles forment une trilogie, un condensé de l’histoire politique et sociale de l’Égypte du XXe siècle. Elles célèbrent la ville du Caire, personnage principal de l’œuvre prolifique de Naguib Mahfouz, auteur d’une cinquantaine de romans et de nouvelles dont Passage des miracles ou Le Voleur et les Chiens qui lui ont valu le prix Nobel de littérature en 1988. –Nathalie Gouiffès

    Présentation de l’éditeur

    De la monarchie aux ¿années Sadate¿, l’histoire politique et sociale de l’Egypte contemporaine est condensée dans ces trois nouvelles où temps et lieux se mélangent pour traduire la complexité de l’identité égyptienne.

    $10,68
  • Présentation de l’éditeur

    En 1941, fuyant la ville moderne bombardée par les Allemands, une famille de la petite bourgeoisie s’installe dans un vieux quartier du Caire, Khan al-Khalili, réputé plus sûr. Là, le fils aîné, Ahmad, quadragénaire taciturne et misogyne, tombe amoureux d’une jeune fille de seize ans, Nawal, qu’il n’ose cependant demander en mariage. Son frère cadet kouchdi succombe lui aussi au charme de Nawal et se montre plus entreprenant… Publié en 1946, Le Cortège des vivants est l’un des premiers romans réalistes de Naguib Mahfouz et de toute la littérature arabe. Témoignage précis sur l’Egypte durant la Seconde Guerre mondiale, évocation d’un milieu social en pleine mutation, analyse des représentations traditionnelles de la femme dans les sociétés arabes, il propose en toile de fond la fresque colorée d’un quartier populaire et de ses habitants. Naïf objet d’une rivalité amoureuse destructrice, Nawal vibre et rayonne, adolescente soudain transfigurée par le désir des hommes.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire, Naguib Mahfouz (1911-2006) est l’auteur rie plus de cinquante romans et recueils de nouvelles qui lui ont valu en 1988 le prix Nobel de littérature. Une grande partie de son oeuvre est disponible en français chez Sindbad / Actes Sud et dans la collection Babel.
    $13,89
  • Présentation de l’éditeur

    Ouvrage publié sous la direction de Selma Fakhry Fourcassié

    Quatrième de couverture

    En 1930, la société cairote soumise aux hiérarchies séculaires réprouve la liaison que Qasim bey Fahmi, riche aristocrate, entretient avec Ihsane, jeune roturière. Craignant le scandale, le bey cherche à acheter un mari complaisant pour sa belle. Étudiant pauvre à la nouvelle Université du Caire, Mahgoub Abd el-Dayim envie la jeunesse bourgeoise qu’il côtoie sur les bancs de la faculté. Ce contrat de mariage lui offre l’occasion d’échapper à sa condition. Il accepte sans scrupule le marché. Mais pareil projet a ses failles. Un parfum de déchéance enveloppe bientôt le ménage à trois.Fascinante peinture de la corruption, incarnée par des personnages inoubliables tels Al-Ikhshidi, l’homme de main du bey, La Belle du Caire est aussi un roman incisif sur l’amour, le désir et la jalousie.
    $11,27
  • Présentation de l’éditeur

    Un fonctionnaire modeste, empêtré dans ses problèmes du quotidien, se prend à rêver à la faveur d’un héritage. Un homme cherche son salut en pourchassant une ombre mystérieuse à travers la ville moderne. Une jeune femme nommée Schéhérazade s’agrippe à son téléphone pour raconter des histoires. Un fils retrouve sa mère après des années de fuite. Ces quatorze nouvelles, écrites entre 1962 et 1996, permettent de saisir, au détour d’une ruelle du Vieux Caire ou au dernier étage d’un immeuble bourgeois, toute la richesse de la pensée d’un auteur épris de liberté et de justice, qui jamais ne cessa de faire écho aux transformations politiques et sociales de son pays. Dans tous ces textes, qu’ils soient réalistes, métaphysiques, allégoriques ou absurdes, Naguib Mahfouz se fait le chroniqueur à la fois circonspect et amer d’une Egypte en pleine mutation, tout en parvenant à donner à son propos un caractère universel.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire, Naguib Mahfouz (1911-2006) est l’auteur de plus de cinquante romans et recueils de nouvelles qui lui ont valu, en 1988, le prix Nobel de littérature. La majeure partie de son oeuvre est disponible en français chez Sindbad/Actes Sud et dans la collection Babel.
    $11,63
  • Était-il en train de lui arriver ce qui arrivait aux autres pères en cette drôle d’époque ? Il entendait des choses abracadabrantes sur la « jeunesse d’aujourd’hui » : des élèves de collège prenaient l’habitude de fumer, d’autres bafouaient la dignité de leurs maîtres, d’autres encore se rebellaient contre leurs pères! Oh! bien sûr, son prestige à lui restait intact, mais… quel bilan tirer de cette longue vie de rigueur et de fermeté ? D’un côté Yasine qui sombrait dans la déchéance et de l’autre Kamal qui discutait, contestait et essayait de lui filer entre les mains!…
    Naguib Mahfouz

    Nous retrouvons ici les personnages inoubliables de l’Impasse des deux palais. Yasine et Kamal ont grandi. Autour d’Abd el-Gawwad, le monde vacille. Peu à peu la société égyptienne traditionnelle cède le pas devant les moeurs et les valeurs modernes. Comme le Nil, le roman de Mahfouz suit son cours, imposant, monumental, fascinant…

    Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de Littérature.

    Quatrième de couverture

    Etait-il en train de lui arriver ce qui arrivait aux autres pères en cette drôle d’époque ? Il entendait des choses abracadabrantes sur la « jeunesse d’aujourd’hui » : des élèves de collège prenaient l’habitude de fumer, d’autres bafouaient la dignité de leurs maîtres, d’autres encore se rebellaient contre leurs pères ! Oh ! bien sûr, son prestige à lui restait intact, mais… quel bilan tirer de cette longue vie de rigueur et de fermeté ? D’un côté Yasine qui sombrait dans la déchéance et de l’autre Kamal qui discutait, contestait et essayait de lui filer entre les mains !…Nous retrouvons ici les personnages inoubliables de l’Impasse des deux palais. Yasine et Kamal ont grandi. Autour d’Abd el-Gawwad, le monde vacille. Peu à peu la société égyptienne traditionnelle cède le pas devant les moeurs et les valeurs modernes. Comme le Nil, le roman de Mahfouz suit son cours, imposant, monumental, fascinant… Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir relu, en 1988, le prix Nobel de Littérature.

    $12,58
  • Présentation de l’éditeur

    « La rue d?al-Nahhasin n?était pas une rue calme? La harangue des camelots, le marchandage des clients, les invocations des illuminés de passage, les plaisanteries des chalands s?y fondaient en un concert de voix pointues? Les questions les plus privées en pénétraient les moindres recoins, s?élevaient jusqu?à ses minarets? Pourtant, une clameur soudaine s?éleva, d?abord lointaine, comme le mugissement des vagues, elle commença à s?enfler, s?amplifier, jusqu?à ressembler à la plainte sibilante du vent? Elle semblait étrange, insolite, même dans cette rue criante? »N. M.C?est dans les rues du Caire que Naguib Mahfouz, le « Zola du Nil », a promené son miroir et capté toutes les facettes d?une société égyptienne en pleine évolution. Impasse des deux palais est le premier volume d?une trilogie qui comporte également Le Palais du désir et Le Jardin du passé.Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de littérature.

    Biographie de l’auteur

    Naguib Mahfouz est né le 11 décembre 1911 dans le quartier populaire de Gamaliyya à Khân al-Khalili au Caire et mort le 30 août 2006. C’est un écrivain égyptien contemporain de langue arabe et l’intellectuel le plus célèbre d’Égypte, ayant reçu le prix Nobel de littérature en 1988.

    $12,94
  • Présentation de l’éditeur

    C’est, à l’heure de la Seconde Guerre mondiale, sur fond d’occupation anglaise, la vie du petit peuple du Caire : la marieuse, le cafetier, le faiseur d’infirmes, le dentiste voleur d’or, le souteneur et sa proie : la belle Hamida.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire en 1911, Naguib Mahfouz est l’auteur de plus de cinquante romans et recueils de nouvelles qui lui ont valu le prix Nobel de littérature en 1988. Naguib Mahfouz est décédé dans sa ville natale le 30 août 2006.
    $12,70
  • Présentation de l’éditeur

    Par l’évocation de personnes qu’il a connues, aimées ou simplement croisées au cours de sa longue existence, Naguib Mahfouz donne à voir avec Miroirs le kaléidoscope chamarré de l’Égypte du XXe siècle, s’attachant tout particulièrement aux classes moyennes ou modestes qui cohabitent dans la ville moderne du Caire : intellectuels, professeurs, fonctionnaires du ministère, étudiants, artisans, employés ou prostituées. On est bien loin de l’anecdote, tant le talent de Mahfouz transforme chaque existence minuscule en vivant symbole – de la liberté, des regrets de jeunesse, de l’engagement, du charme féminin, de l’ambition, du temps qui passe… Entre roman choral, recueil de nouvelles et fragments d’autobiographie, ce texte atypique compose surtout l’image en creux de son auteur et en illustre à chaque page le profond humanisme, l’humour tendre, la loyauté et la foi dans la vie.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire en 1911, Naguib Mahfouz est l’auteur de plus de cinquante romans et recueils de nouvelles qui lui ont valu le prix Nobel de littérature en 1988. Naguib Mahfouz est décédé dans sa ville natale le 30 août 2006.
    $13,89
  • Présentation de l’éditeur

    Toujours interdit par la censure égyptienne, le grand roman de Naguib Mahfouz lui a valu l’hostilité des milieux extrémistes. Une parabole de l’histoire sainte des trois religions abrahamiques où les prophètes et les grands personnages sont “réincarnés” dans le petit peuple du Caire.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire en 1911, Naguib Mahfouz est l’auteur de plus de cinquante romans et recueils de nouvelles qui lui ont valu le prix Nobel de littérature en 1988. Naguib Mahfouz est décédé dans sa ville natale le 30 août 2006.
    $16,26
  • Gohar était réveillé à présent; il venait de rêver qu’il se noyait. Il se souleva sur un coude et regarda autour de lui, les yeux emplis d’incertitude, encore hébété par le sommeil. Il ne rêvait plus, mais la réalité était si proche de son rêve qu’il demeura un instant perplexe, fortement conscient d’un danger qui le menaçait. «Par Allah ! c’est la crue ! pensa-t-il. Le fleuve va tout emporter.» Mais il ne tenta aucun geste de fuite devant l’imminence de la catastrophe; au contraire il resta accroché au sommeil comme à une épave, et ferma les yeux.
    Il mit longtemps à se ressaisir, voulut se frotter les yeux, mais s’arrêta à temps : ses mains étaient mouillées et visqueuses. Il dormait entièrement habillé, à même le sol, sur une couche faite de minces piles de vieux journaux. L’eau avait tout submergé, recouvrait presque tout le sol dallé de la chambre. Elle coulait vers lui silencieusement, avec la fatalité oppressante d’un cauchemar. Gohar avait l’impression d’être sur une île entourée par les flots; il n’osait pas bouger. La présence inexplicable de cette eau le plongeait dans un profond étonnement. Cependant, sa frayeur du début s’atténuait à mesure qu’il reprenait conscience de la réalité. Il comprenait maintenant que son idée du fleuve en crue, dévastant tout sur son passage, n’était qu’une aberration. Il chercha alors à savoir d’où provenait cette eau mystérieuse et en découvrit très vite la source : elle filtrait de dessous la porte du logis voisin.
    Gohar frissonna comme sous l’effet d’une indicible terreur : le froid. Il tenta de se lever, mais le sommeil était encore en lui, engourdissant ses membres, le retenant par d’indissolubles liens. Il se sentait faible et désemparé. Il essuya ses mains sur sa veste, aux endroits où l’étoffe n’était pas mouillée; à présent il pouvait se frotter les yeux. Il le fit avec calme, regarda la porte du logis voisin, pensa : «Ils doivent laver le dallage. Quand même, ils ont failli me noyer !» La soudaine propreté de ses voisins lui paraissait singulièrement grotesque et scandaleuse. Cela n’était jamais arrivé auparavant. Dans cette maison délabrée et sordide du quartier indigène, habitée par de pauvres êtres faméliques, on ne lavait jamais le dallage. Ces gens étaient sans doute des nouveaux locataires, des malins qui voulaient impressionner le quartier.
    Gohar demeurait l’esprit inerte, comme frappé de stupeur par la révélation de cette propreté insensée. Il lui semblait qu’il fallait faire quelque chose pour arrêter cette inondation. Mais quoi ? Le mieux était d’attendre; un miracle se produirait certainement. Cette situation absurde réclamait un dénouement par des forces surnaturelles. Gohar se sentait d’avance désarmé. Il attendit quelques minutes, mais rien ne se produisit, aucune puissance occulte ne vint le secourir. Il se leva enfin, resta debout, immobile, dans une attitude d’halluciné, de rescapé d’un naufrage; puis, avec d’infinies précautions, il avança sur le sol détrempé et alla s’asseoir sur l’unique chaise qui meublait la chambre. A part cette chaise, il n’y avait rien d’autre qu’une caisse en bois retournée sur laquelle trônaient un réchaud à alcool, une cafetière et une gargoulette contenant de l’eau potable. Gohar vivait dans la plus stricte économie de moyens matériels. La notion du plus élémentaire confort était depuis longtemps bannie de sa mémoire. Il détestait s’entourer d’objets; les objets recelaient les germes latents de la misère, la pire de toutes, la misère inanimée; celle qui engendre fatalement la mélancolie par sa présence sans issue. Non pas qu’il fut sensible aux apparences de la misère; il ne reconnaissait à celle-ci aucune valeur tangible, elle demeurait toujours pour lui une abstraction. Simplement il voulait protéger son regard d’une promiscuité déprimante. Le dénuement de cette chambre avait pour Gohar la beauté de l’insaisissable, il y respirait un air d’optimisme et de liberté. La plupart des meubles et des objets usuels outrageaient sa vue, car ils ne pouvaient offrir aucun aliment à son besoin de fantaisie humaine. Seuls les êtres dans leurs folies innombrables, avaient le don de le divertir.

    $21,96
  • Entre création littéraire et enquête sociologique, inspirées de conversations réelles conduites avec des chauffeurs de taxi du Caire en 2005-2006, les nouvelles en mouvement de Khaled Al Khamissi dressent le tableau drôle et impitoyable d’une Egypte contemporaine qui a depuis connu une révolution dont la nécessité et l’imminence transparaissent à chaque page du livre.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire, Khaled al-Khamissi est producteur, réalisateur et journaliste. Diplômé de sciences politiques de l’université du Caire et de relations internationales de l’université de Paris-Sorbonne, il est l’auteur de Taxi (Actes Sud, 2009), devenu rapidement un bestseller et aussitôt traduit en plusieurs langues européennes, et de L’Arche de Noé (Actes Sud, 2012). Depuis le 25 janvier 2011, il est l’un des principaux relais de la révolution égyptienne auprès des médias français.
    $11,51
  • Ahmad Ezzedine, jeune licencié en droit qui ne parvient pas à accéder au poste qu’il a toujours brigué faute de pouvoir payer le pot-de-vin “réglementaire”, se décide à partir pour les États-Unis et rompt avec sa fiancée. Celle-ci est contrainte par ses parents à se marier avec un restaurateur déjà installé à New York, lequel est assisté de son cuisinier et homme à tout faire, Abd al-Latif Awad, entré clandestinement aux États-Unis après un périple rocambolesque en Amérique du Sud. Mais Abd al-Latif ne tarde pas à se mettre au service d’un homme d’affaires véreux qui a réussi à passer sa grosse fortune à l’étranger…

    L’auteur de Taxi campe ici, avec la même verve et le même talent de conteur, douze personnages dont les destins se sont croisés avant ou après avoir émigré à la recherche d’un emploi – ou tenté de le faire. Autant de portraits qui révèlent une société sur le point d’exploser, minée par la corruption, la répression politique et les discriminations confessionnelles ou ethniques.

    À la lumière des événements de 2011 en Égypte, ce roman de Khaled Al Khamissi, écrit en 2009, frappe par sa puissance prémonitoire.

    Biographie de l’auteur

    Né au Caire, Khaled al-Khamissi est producteur, réalisateur et journaliste. Diplômé de sciences politiques de l’université du Caire et de relations internationales de l’université de Paris-Sorbonne, il est l’auteur de Taxi (Actes Sud, 2009), devenu rapidement un bestseller et aussitôt traduit en plusieurs langues européennes, et de L’Arche de Noé (Actes Sud, 2012). Depuis le 25 janvier 2011, il est l’un des principaux relais de la révolution égyptienne auprès des médias français.
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  • Admirable autobiographie, Le Livre des jours est aussi, à travers un récit au fond mélancolique, une extraordinaire leçon d’énergie, “l’exemple d’une réussite, d’un triomphe de la volonté, d’une patiente victoire de la lumière spirituelle sur les ténèbres, par quoi ce livre exotique et inactuel est si noble et si réconfortant”. André Gide

    Quatrième de couverture

    Cette admirable autobiographie est l’œuvre la plus connue de Taha Hussein (1889-1973), le plus grand écrivain arabe de son temps. Né dans un village de la Moyenne-Égypte, devenu aveugle à l’âge de trois ans, Taha Hussein fit ses études à la célèbre université islamique d’el Azhar, au Caire, puis à la jeune université égyptienne, enfin à la Sorbonne. Il fut l’organisateur de l’enseignement moderne en Égypte. Mais il était avant tout un écrivain. Il a été le rénovateur de la littérature arabe, tant par ses idées que par son art et par son style. L’œuvre de Taha Hussein et, en particulier, Le livre des jours, qui a été traduit dans de très nombreuses langues, connaît un rayonnement universel. Lui-même a traduit en arabe Sophocle, Racine et André Gide
    $12,46
  • De retour d’un voyage hors d’Égypte, le narrateur apprend que son père est décédé durant son absence ; c’est l’occasion pour lui, après une période de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme modeste et digne, à l’occasion d’un long périple intérieur. Déféré devant le Divan, instance mystique qui régit les destinées du monde, il reçoit l’autorisation de voyager en illumination, c’est-à-dire de balayer les lieux et les époques en assistant à diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l’occasion d’incarner des personnalités relevant d’autres temps, de visionner des événements qu’il n’a pu vivre dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des êtres animés ou inanimés. Écrit dans une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre des illuminations est un chef-d’oeuvre par son invention d’une forme romanesque spécifiquement arabe, à la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant les méandres de l’âme égyptienne.

    Gamal Ghitany est né en 1945. Dessinateur de tapis à dix-sept ans, il publie parallèlement son premier recueil de nouvelles. Grand reporter à vingt-trois ans, il couvrira tous les conflits de la région : israélo-arabe, Beyrouth, Iran-Irak… De nombreux romans et recueils de nouvelles témoignent de l’immense talent littéraire d’un des plus grands auteurs de l’Égypte actuelle.

    Traduit de l’arabe (Égypte), présenté et annoté par Khaled Osman.

    $20,47
  • Un jour – mais saura-t-on jamais en quel siècle ? – arrive au pays du bord de l’Océan un étranger du nom d’Ahmad ibn Abdallah, autrefois paisible habitant du Caire… Bientôt son extraordinaire histoire court le pays jusqu’à venir aux oreilles du sultan qui, captivé, donne l’ordre à l’un de ses secrétaires, Jamâl ibn Abdallah, de la consigner dans les moindres détails.

    Tout a commencé au Caire, justement, lorsque, en pleine nuit, Ahmad entendit une vois venue de nulle part lui enjoindre de se mettre en marche. Dans quelle direction ? Il suivrait la course du soleil, jusqu’au couchant. Et c’est le départ d’un voyage initiatique vers l’inconnu, scandé par les rencontres les plus inattendues, les épreuves les plus variées : l’apprentissage de la navigation dans le désert au côté du Hadramaouti ; la révélation de l’amour dans une oasis ignorée des cartes et sans cesse menacée par la présence énigmatique et redoutable du Campement ; l’ivresse et les désenchantements du pouvoir dans la fabuleuse Contrée des oiseaux ; l’expérience jubilatoire et horrifiée du chaos chez le peuple des Bâtons… L’arrivée enfin au pays du couchant et l’attente, tout à la fois apaisée et inquiète, devant l’immensité de l’Océan.

    Roman exubérant, alliant mystère, érotisme, gravité et dérision, brouillant les repères temporels (les souvenirs pharaoniques se mêlant aux références coraniques comme aux observations aiguës de la vie la plus contemporaine), L’Appel du couchant est aussi bien une discrète autobiographie qu’une méditation douce-amère sur la vie humaine, cheminement vers l’inconnu aussi inéluctable que la course du soleil, une satire des mœurs politiques du monde arabe aussi bien qu’un hymne à la beauté du monde.

    $28,13
  • “Elle était là, exactement comme je l’avais découverte au cœur de la canicule de Haute-Égypte, dans la même robe pourpre qui, d’une certaine manière, s’accordait avec sa peau rosée. (…) J’ai senti monter en moi une musique envoûtante, passage d’un muwachah arabo-andalou auquel se mêlait la mélodie d’un bachraf turc, le tout agrémenté du souffle d’un ney des vallées profondes. Je tremblais de tout mon corps, conscient d’être à la lisière d’une contrée nouvelle, d’un tournant imprévu du chemin, d’une route que je n’avais jamais empruntée auparavant. C’était une sensation extrême, mêlant le paroxysme de l’émotion à la menace de l’anéantissement.”

    $30,03
  • Après les attentats du 11 septembre 2001, j’ai publié Islam et terrorisme, livre qui montre comment les enseignements de l’islam soutiennent les activités terroristes.
    Dans L’islam et le peuple juif, j’aimerais examiner avec vous ce que disent les écrits islamiques sur le peuple juif. La situation internationale actuelle démontre une nouvelle fois la nécessité d’un tel ouvrage.
    Chaque fois qu’on entend parler de terrorisme islamique, on entend aussi parler de la haine à l’égard du peuple juif et de ceux qui soutiennent Israël, notamment les États-Unis. Soyez attentif, la prochaine fois qu’il y aura un attentat et que vous écouterez les nouvelles : si un musulman est interrogé, vous l’entendrez certainement accuser Israël et l’Amérique et affirmer que ce sont eux les véritables terroristes. Quant aux Occidentaux, ils regardent consternés et perplexes Israéliens et Palestiniens se faire la guerre, se rendre oeil pour oeil et dent pour dent.
    Pourquoi les musulmans arabes ne peuvent-ils pas trouver un moyen de faire la paix avec Israël ? se demande-t-on. A travers ces pages, nous retournerons au Coran et à la tradition islamique et nous verrons pourquoi les musulmans ne feront pas la paix.

    Trompés par les médias

    Pour rédiger ces pages, je n’ai pas simplement recopié le contenu d’un livre. Mes informations proviennent de nombreuses sources différentes et ont été collectées dans le cadre d’un travail de recherche rigoureux, qui a duré des années. Ce que j’expose ici au sujet de l’islam est basé sur le Coran, sur les biographies du prophète Mahomet, sur la tradition islamique et sur mon expérience personnelle. Je suis titulaire d’un doctorat en histoire de l’islam et en culture islamique, obtenu à l’Université Al-Azhar du Caire. Ce que vous lirez dans cet ouvrage est tout à fait différent de ce que vous pourrez trouver dans les livres qui paraissent en Occident sur des thèmes semblables. Les informations véhiculées par les médias occidentaux sont en effet très ambiguës et trompeuses. Je pense notamment à un titre paru en anglais, qui est devenu un best-seller et qui est même utilisé dans les collèges et lycées aux États-Unis. Il s’agit de Islam : A Short History, de Karen Armstrong. En voici trois extraits :

    Mahomet n’a jamais demandé aux Juifs et aux chrétiens d’accepter l’islam, sauf s’ils y tenaient particulièrement, car ils avaient eux-mêmes reçu des révélations tout à fait valables.
    Le Coran a continué à… inciter les musulmans au respect à l’égard des gens du Livre.
    Les Juifs, tout comme les chrétiens, jouissaient d’une liberté religieuse totale dans les différents empires islamiques.

    Cet ouvrage a aussi été fréquemment cité dans une émission spéciale sur la vie de Mahomet, diffusée sur le réseau de télévision américain PBS.
    Permettez-moi de dire clairement que ces affirmations ne sont pas justes. Les citations du Coran et des hadiths que vous trouverez dans les pages qui suivent en sont la preuve. Je suis étonné de voir le nombre d’Occidentaux qui, au nom de la tolérance, donnent une fausse image de l’islam.

    $23,14

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