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  • Que sont devenus les harkis restés en Algérie au lendemain des accords d’Évian du 18 mars 1962 accordant au peuple algérien le droit à l’autodétermination ? Quelles furent les conditions de détention des dizaines de milliers de ces supplétifs abandonnés par la France et prisonniers du nouveau régime ? Combien moururent ?

    Cet ouvrage éclaire une sinistre page de l’histoire. En s’appuyant sur la consultation d’archives inédites de la mission qu’effectua le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans l’Algérie indépendante entre février et septembre 1963 et sur les témoignages des rescapés de cette tragédie, Fatima Besnaci-Lancou révèle les conditions dans lesquelles de nombreux harkis furent emprisonnés, torturés, massacrés au mépris des accords d’Évian et des conventions internationales. Affectés sans aucune protection au déminage des lignes de défense Challe à la frontière marocaine et Morice à la frontière tunisienne, des milliers d’entre eux périrent en effectuant ces travaux forcés. La France, bien qu’informée de ces faits, demeura indifférente. Seuls deux intellectuels, Maurice Allais et Pierre Vidal-Naquet, et un journaliste, Jean Lacouture, exprimèrent leur indignation. Le gouvernement français consentit à accueillir des harkis libérés ou évadés entre 1963 et 1969. Ces anciens prisonniers durent se battre pour obtenir la nationalité française qu’ils avaient perdue.

    Ce livre apporte un élément essentiel à la connaissance des suites immédiates de la guerre d’Algérie. Il montre la reproduction de la violence par le nouveau régime sur les lieux mêmes où elle fut infligée par la puissance coloniale.

    Ballottés par l’histoire, les harkis prisonniers du gouvernement algérien furent doublement vaincus : proscrits dans leur pays, indésirables en France, ils ont été victimes d’un crime d’États perpétré par l’Algérie et la France.

    Fatima Besnaci-Lancou est historienne. Auteure de nombreux ouvrages sur la condition des harkis publiés aux Éditions de l’Atelier dont Fille de Harkis (2003) et Les Harkis dans la colonisation et ses suites (2008), elle a codirigé un numéro de la revue Les Temps modernes consacré à cette question, paru en décembre 2011.

    $28,48
  • Les harkis sont des traîtres, des collabos et des mercenaires» – «La France a abandonné les harkis en Algérie» – «Les descendants de harkis sont une génération sacrifiée» – «L’État français a aujourd’hui reconnu la tragédie des harkis»…

    Issues de la tradition ou de l’air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L’auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l’on sait ou croit savoir.

    Fatima Besnaci-Lancou est éditrice, auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire et la mémoire des familles de harkis. Prix Séligmann 2005 contre le racisme.
    Abderahmen Moumen est historien, chercheur associé à l’Université de Perpignan, spécialisé sur la question des rapatriés d’Algérie et des harkis.

    Longtemps occulté, cet épisode dramatique de la guerre d’Algérie commence à être révélé au gré des films et autres témoignages. Cet ouvrage est l’occasion d’apporter un éclairage sur cette page noire de l’histoire de notre pays.

    $18,97
  • Après avoir relaté son parcours dans un précédent livre, Fatima Besnaci-Lancou donne aujourd’hui la parole aux «mères», ces femmes de harkis débarquant en terre inconnue après avoir fui une guerre qui leur était souvent étrangère, pour se retrouver Confinées des années durant dans des camps de regroupement.

    Il a fallu vaincre les réticences, les pudeurs, les peurs, pour qu’elles acceptent de se livrer, creusant au plus profond d’elles-mêmes. Leurs récits portent tous une profonde blessure. Comment en serait-il autrement, alors qu’elles laissèrent derrière elles parents, frères ou soeurs ? Et que bien souvent, leurs maris brisés ou disparus trop tôt, elles durent élever seules leurs enfants.

    Aujourd’hui, leur condition s’est améliorée. Si certaines en veulent toujours aux États algérien et français de les avoir livrées à une vie de souffrances et de misère, d’autres estiment que la France leur a malgré tout permis de vivre en paix et d’élever leurs enfants, dont la réussite fait souvent leur fierté.

    Enfin, ces récits apportent une contribution majeure à l’histoire des harkis. Ou plutôt «aux histoires», invitant à se défier des manichéismes simplificateurs.

    Fatima Besnaci-Lancou, présidente de l’association Harkis et droits de l’Homme, auteur de Fille de harki, a reçu en 2005 le Prix Françoise Séligmann.

    $22,89
  • Peu à peu, la guerre d’Algérie devient un objet d’histoire abordé y., à l’école primaire, au collège et au lycée. Mais la question de la place des harkis, ces supplétifs enrôlés aux côtés de l’armée française, bien souvent controversée, est laissée dans l’ombre en raison des passions qu’elle suscite et des clichés qui perdurent. Cet ouvrage a pour but de permettre aux enseignants de l’aborder dans leurs cours grâce aux repères rigoureux proposés au fil des pages. La première partie examine de manière synthétique l’état des connaissances historiques sur le sujet en répondant à quatre questions décisives : À quel objectif répondait le recrutement des harkis ? Comment explique-t-on cet engagement ? Dans quelle mesure peut-on dire que l’Etat français les a abandonnés ? Que sait-on de l’ampleur des massacres à l’indépendance de l’Algérie ? Les seconde et troisième parties du livre traitent respectivement de la gestion de la mémoire (lieux, littérature, cinéma…) et de la façon dont l’Education nationale aborde la question des harkis dans les programmes, les manuels et les pratiques scolaires en France et en Algérie.

    $16,72
  • Le camp de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, a été un camp d’internement et de relégation utilisé à partir de la fin des années 1930 jusqu’aux années 1960. Dans le cadre de la collection « Récits et témoignages » du Mémorial du Camp de Rivesaltes, Fatima Besnaci-Lancou, historienne et essayiste, a rassemblé quinze témoignages relatant les conditions dans lesquelles des familles de harkis ont été internées dans le camp à partir de l’été 1962. L’auteure, elle-même alors enfant, y fut internée. A travers les parcours de ces hommes et de ces femmes, c’est tout un pan de l’histoire entre l’Algérie et la France qui s’incarne au fil des récits. En co-édition avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, collection « Récits et témoignages », sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.

    $21,36
  •  » La mémoire, sans tabou ni haine, d’une fille de harki.  » Laure Joanin-Llobet Midi Libre.  » Fatima Besnaci-Lancou signe un magnifique récit calme et tremblant, que sa précision érige au rang de témoignage historique. « Clara Dupont-Monod Marianne.  » Fatima raconte, dans un livre pudique et terrible à la fois, cette histoire qu’elle a vécue et qui nous concerne tous.  » Kathleen Evin France Inter.  » Fatima Besnaci-Lancou n’a pas de haine. Elle souhaite simplement que l’on cesse, par des simplifications, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, de cultiver les haines pour s’en servir.  » Gilles Manceron, historien Revue Coup de soleil.  » Le cri de Fatima Besnaci-Lancou vient nous rappeler que la guerre d’Algérie n’est pas finie pour tout le monde et que bien des plaies restent ouvertes. Avec d’autres témoignages qui nous prennent à la gorge, (…) il nous invite à repenser le draine algérien dans sa complexité et en abandonnant bien des idées reçues.  » Moharned Harbi, historien, ancien dirigeant du FLN Le Monde.

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  • Il n’a pas peur, Paco, oh non ! Il n’a pas peur lorsque, à dix ans, il se laisse porter au gré des chemins, explorant à vélo les sentiers les mieux cachés de son Andalousie natale. Il n’a pas peur, à seize ans, lorsqu’il ment sur son âge pour pouvoir s’engager aux côtés des Républicains et lutter pour ses idées au milieu des ravages de la guerre d’Espagne.
Son parcours aurait pu prendre fin en 1939, lorsqu’il dut prendre la fuite et suivre la route de la défaite, jusqu’à trouver refuge à Oran, de l’autre côté de la Méditerranée. Mais Paco, face à l’horizon trouble des premiers signes de la guerre d’Algérie, doit à nouveau assumer son désir de liberté et de justice, un désir plus fort que le déra­ci­nement, plus fort que la peur, plus fort que les frontières.

    Après Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut (prix Ouest-France-Étonnants voyageurs, 2011), Yahia Belaskri livre un roman passionnant, fresque intimiste dans une Méditerranée en plein chaos, aux échos à la fois historiques et très actuels, racontant la vie d’un homme partagé entre vie quotidienne et exigence des idées. Yahia Belaskri brosse ici, outre le portrait de Paquito devenu Paco l’Oranais, alias Enrique Semitier, l’espion de la République, un tableau attachant de la ville d’Oran et de ses habitants, des hommes et des femmes venus de tous les horizons. Trois guerres et les massacres qui semblent sans limites servent de toile de fond à ce roman qui offre une vision de l’Algérie, hors du grand récit historique mis en place ici et là-bas.

    $20,41
  • l fallait la plume d’un écrivain algérien pour rendre toute son humanité au père de la nation et lui restituer sa puissance et sa gloire. Dans ce livre richement illustré, Yahia Belaskri retrace avec délicatesse la vie aventureuse et le destin exceptionnel d’Abd el-Kader (1808-1883), fougueux nationaliste qui défend sa patrie agressée par les premiers colonialistes. Intraitable chef de guerre, il est attentif au sort de ses ennemis ; homme de foi musulmane, il proclame que la religion doit rester dans la sphère privée ; homme de culture, il professe le respect des autres et de soi-même… Un exemple pour la laïcité malmenée d’aujourd’hui !

    $25,52
  • Vents d’ailleurs est une maison fondée en 1999 par Jutta Hepke et Gilles Colleu. Ils éditent des livres venus des cultures d’ ailleurs, proches ou lointaines, convaincus que la connaissance des cultures du monde aide à bâtir une société plus solidaire et plus humaine. La littérature est ainsi très présente dans le catalogue, mais également les albums jeunesse, l’art et les sciences humaines. Le plaisir de la découverte, la curiosité permanente, un non-conformisme littéraire revendiqué permettent à Vents d’ailleurs d’éditer des ouvrages qui reflètent les mille plaisirs de la vie, la diversité des idées du monde, les imaginaires les plus singuliers. El Hadj, couvert d’un burnous blanc à la naissance, est bien le fils préféré du cheikh Moussa. Jeune homme fier, il assiste aux échanges entre son père, sage du village, et le lieutenant Rimbaud, arabophile et traducteur du Coran. Intrépide, impatient, il combat les envahisseurs avec rage. En vain. Seule consolation, la belle Agathe, une ravissante Espagnole chrétienne, vivant avec sa mère à Sebdou, dans la province de Tlemcen. Le mariage est controversé, Agathe se convertit à l’islam par amour et devient H’jira, la pierre précieuse. Ensemble ils affrontent les revers de l’histoire, la conquête de l’Algérie par les Français, les attaques et les résistances. Soutenant les luttes de l’émir Abd el-Kader, ils partent, après sa défaite, pour Mecca, Damas et Fès où ils se mêlent aux migrants, construisent leur vie parmi les musulmans, les chrétiens et les juifs et se lient d’amitié avec Réda, Zem, Boros et les autres

    $24,92
  • Déhia, jeune femme universitaire, promise à un avenir radieux, se heurte dans sa propre famille à l’extrême violence de l’histoire récente algérienne. Belle femme dans une société où la religion, la corruption, la violence tiennent lieu de boussole, comment peut-elle vivre, comment tracer sa voie sans se perdre? Adel, cadre dans une entreprise, s’accroche à ses idéaux, essaie d’échapper aux pressions, petites et grandes, avant de tenter sa chance loin, très loin… Deux mémoires saccagées, une femme et un homme au passé amer qui prennent le chemin de la vie, malgré tout, ensemble.

    Un deuxième roman, après Le bus dans la ville paru en 2008. Un récit d’une grande sensibilité qui raconte l’histoire douloureuse, d’un couple d’Algériens, des êtres qui tentent de mener leur vie envers et contre tout. Portrait de la société algérienne contemporaine, dans sa peine et sa sensibilité lumineuse. Dans une langue tout en finesse, l’auteur brosse des portraits exemplaires et uniques.

    $18,99
  • Haïti, pays mythique. Haïti, lieu de naissance de la première république noire. C’était en 1804, après la révolte des esclaves de 1793, les batailles victorieuses contre les troupes de Napoléon Bonaparte. Ayiti – en créole -, premier pays au monde né d’une révolte d’esclaves. Pays de Toussaint Louverture. Celui d’écrivains amis que j’ai connus à Paris, à Alger ou ailleurs, au gré des rencontres : Gary Victor, James Noël, Lyonel’lrouillot, Louis-Philippe Dalembert, Danv Laferrière, Mimi Barthélémv… Haïti, pays dont je continuai malgré cela à tout ignorer jusqu’à la funeste date du 12 janvier 2010. Brutalement, les entrailles de la terre se sont fendues pour engloutir hommes, femmes et enfants, leurs rêves et leurs ambitions aussi. D’un coup. en quelques minutes, le monde a vacillé et la désolation s’est invitée. Ce jour-là devait commencer le festival Etonnants Vovageurs… » Tels sont les premiers mots de Yahia Belaskri, invité deux ans plus tard à participer à cette manifestation de qualité, mettant à l’honneur la très visante littérature haïtienne et ses nombreux écrivains. Lauréat du o prix Ouest-France – Étonnants-Voyageurs à Saint-Malo en 2011 pour son livre .Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut (éd. Vents d’ailleurs), il profite de son long séjour sur place pour rendre hommage à une population qui l’émeut. Les difficultés de l’existence n’empêchent pas la beauté et le courage, le caractère et la curiosité. Les splendides photographies en noir et blanc de Francesco Gattoni, invité lui aussi, en sont la meilleure illustration.

    $12,07
  • Né à Oran en 1952, Yahia Belsakri a notamment publié Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, et Les Fils du Jour. Yahia Belaskri est également l’auteur d’un essai, Abd el-Kader : le combat et la tolérance (2016), et de nombreux articles sur les relations entre la France et l’Algérie, l’immigration, le dialogue des cultures méditerranéennes, et membre du comité de rédaction de la revue Apulée.

    $21,96
  • Résumé de l’ouvrage
    Plusieurs vies furent séparées, éparpillées au gré de leur destin. Chacune ayant sa propre histoire heureuse ou malheureuse, cheminant côte à côte sans se connaître, ou vivent le calvaire à des distances appréciables les unes des autres. Des décennies plus tard leurs routes s’entrecroisèrent enfin, par des chemins détournés, faciles ou difficiles, comme de petits ruisseaux, au bout d’une vie, le hasard les rassemblera. Ils se retrouvèrent pour former la grande rivière, la grande famille, qui n’aurait jamais dû éclater et aller à la dérive de cet inconnu qu’on nomme destin.

    $18,99
  • rage, sans distinction d’âge ou de sexe, suivis d’enlèvements et de viols. Ce fut la longue nuit de la décennie noire du terrorisme islamiste en Algérie. Les années de cendre, mettant l’Algérie face au terrorisme sous les yeux indifférents des autres pays qui n’y croyaient pas, jusqu’à ce qu’ils furent confrontés eux-même à ce fléau destructeur, à cette abomination sans nom.

    $20,18
  • Mimouna, petite orpheline de ses deux parents, prise en charge généreusement par la vieille Kheira qui travaillait comme bonne à tout faire dans un hôtel. Vivant chichement avec son maigre salaire, elle initia très tôt la petite fille à ce métier ingrat. Survient la mort de la vieille dame qui laissa Mimouna à peine adolescente seule au monde. Les patrons de l’hôtel, des pieds noirs, s’étaient habitués à elle quand elle aidait sa bienfaitrice et la plaignait. A la mort de la vieille Kheira, ils prirent chez eux la petite fille pour la soustraire aux vicissitudes de la vie. N’ayant pas eu d’enfants eux même. La petite fille devint une ravissante jeune femme, bien sous tout rapport. Cependant vivant souvent le doute quand à l’affection de ses parents adoptifs, envers elle. Privée de points de repères, se rebellant contre l’affection de ses bienfaiteurs, pourtant sincère, se cherchant et recherchant ses racines. Elle les découvrit par hasard, après un gros chagrin d’amour, par la même occasion découvrit sa véritable religion de naissance. Que choisir ? Son amour ou sa religion ? Le chemin fut long et semé d’embuches

    $28,25
  • « Bennabi fait partie du cercle restreint de penseurs qui ont appliqué leurs capacités d’analyse à la compréhension des mécanismes sociologiques qui produisent les civilisations et les dysfonctionnements qui entraînent leur déclin. Le grand problème auquel il a été confronté le long de son itinéraire, a été de savoir comment arracher les musulmans au déterminisme de leur histoire. Médiateur entre la civilisation de l’Islam et celle de l’Occident, il est de tous les penseurs musulmans des deux derniers siècles celui qui a proposé la vision de l’islam la plus compatible avec le sens de l’histoire. Il n’a pas pensé les seuls problèmes du monde musulman, mais ceux du monde en voie de globalisation qu’il voyait sortir de la deuxième guerre mondiale. Toute son œuvre porte l’empreinte d’une vision d’ensemble de l’avenir du monde avec ses promesses et ses contradictions. Il voyait le dénouement de ces dernières dans la mise en place d’une « convivencia universelle » où pourraient cohabiter dans un cadre global les différentes cultures. Ce paradigme ne pouvait pas être compris de son temps. Seules les récentes évolutions et la situation internationale telle qu’elle se présente en ces premières années du troisième millénaire peuvent permettre sa compréhension. Si Bennabi n’est pas le premier à déceler dans le travail de l’histoire la tendance mondialiste, il est par contre le premier à situer l’islam dans cette perspective et à vouloir l’y installer. Il ne faut pas s’attendre en parcourant sa pensée à des audaces iconoclastes: Bennabi n’est pas venu pour réformer l’islam, mais pour révolutionner la culture musulmane, l’esprit et la vision du monde véhiculés par cette culture. Ce faisant, il a brisé maints tabous et « décanonisé » l’histoire du monde musulman, telle qu’elle a été présentée par la pensée traditionnelle. Il n’a pas proposé un schéma de reconstruction du monde musulman ou un prototype de l’homme musulman, mais leur a indiqué des voies et une vocation. Il a enrichi les sciences sociales d’une meilleure connaissance de la psychologie et de la sociologie musulmanes et fourni une interprétation de l’histoire musulmane dont nous avons besoin aujourd’hui pour réconcilier l’Islam avec le monde. »

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  •  » Le soleil avait cette douceur veloutée qu’il lui arrive de prendre quand il veut être tendre avec ceux qui vivent. Des touffes d’herbe, usant d’une violence à la limite de leur déchirure, émergeaient d’entre les rochers et poussaient avec l’insouciance folle que procure une courte existence. Les ruines des fortifications n’étaient plus qu’à une centaine de mètres. On distinguait les restes, bien conservés, d’une porte de l’ancienne Boukhara. Nous nous sommes assis sur l’herbe. J’ai saisi la main de Nawal. Muettement, nous avons laissé filer l’après-midi et avec elle, le sentiment d’oppression qui nous avait saisis au musée. Le soir s’est installé. Finalement, comme des gouttes d’eau qui tombent patiemment dans une coupe et finissent par la remplir, j’ai redit à Nawal que je l’aimais. « 

    $37,49
  • Ali-Ahmed avec sa nouvelle amie. Ils passent devant un lac.

    – Tiens, regarde les larmes que tu as versées pour la précédente.

    Ali-Ahmed s?approche du bord, enlève une chaussure, une chaussette, puis y trempe un pied.

    – Brr? c?est froid.

    Il se déshabille complètement et plonge à l?eau. Il fait quelques brasses.

    – A la réflexion, c?est bon. Tu viens ?

    Il sourit.

    Alors son amie se met à pleurer et à ses pieds se forme une mare qui devient bientôt un lac.»

    Biographie de l’auteur

    Traduit en dix langues, Anouar Benmalek est l’auteur, entre autres, des Amants désunis (Calmann-Lévy, 1997) et de l’Enfant du peuple ancien (Pauvert, 2000), plusieurs fois primés.
    $17,79
  •  » C’est à ce moment précis de ses réflexions un peu bêtes qu’elle le vit, ce matin-là. L’homme à la cape et au chapeau à large bord était si souriant, si joyeux de l’avoir découverte en débouchant de son buisson, qu’elle n’eut d’abord pas peur : comment craindre un être que la joie transfigure à ce point ? Mais sa salive sécha instantanément dans sa bouche quand elle

    $33,23
  • Trois histoires d’amour pour remonter à l’origine du mal…
    Trois générations, deux génocides.

    Tout commence dans la touffeur ignoble d’un wagon à bestiaux. Le jeune Karl y fait la connaissance d’Helena, son bref et unique amour le temps du

    $26,11
  • Une vieille dame erre dans Alger. Elle cherche la tombe de ses enfants, Mehdi et Mériem, égorgés voilà quarante ans, parce que le FLN soupçonnait leur père d’avoir trahi. Après la tragédie, elle est retournée vivre en Suisse, son pays, en essayant d’oublier.
    Aujourd’hui elle veut renouer avec ce passé, et revoir Nassreddine, l’homme qu’elle a aimé, le père des deux enfants. Jallal, le petit marchand sans famille, accepte de lui servir de guide. Mais ils tombent aux mains des

    $9,61
  • Que fit Eve face au premier meurtre de l?histoire des hommes ? Que fait un petit garçon des rues de Djakarta quand son amant le quitte ? Comment réagit-on quand celle qui vous déniaise si délicieusement est en même temps une voleuse ? Comment découvre-t-on, en plein désespoir, son Andalousie intérieure ? Voilà quelques-unes des questions que se posent les protagonistes de ce recueil qui, en neuf récits, raconte l?amour, la peine de vivre et l?envie passionnée d?être heureux malgré tout.

    $17,79
  • De la généalogie de sa mère, née des amours d’une trapéziste suisse et d’un Marocain lui-même fils d’une esclave mauritanienne ; de l’histoire de son père, passionné de théâtre, qui s’enfuit de Constantine où il ne pourrait jamais devenir comédien vers un Maroc où finalement il devint professeur ; de leur rencontre: elle à sa fenêtre, lui dans la rue, se regardant, ne disant rien, mais s’aimant déjà ; de tout cela, Anouar Benmalek envisageait de tirer une de ces vastes sagas familiales qui font s’embrasser les siècles et s’épouser les pays. Mais sa mère vient de mourir. Et c’est un autre récit que l’amour filial lui impose d’écrire. Récit plus intime, même s’il est traversé par des personnages extraordinaires comme cet ancêtre bavarois, Juif peut-être, constructeur de synagogues, cet autre, Suisse, choisissant d’être Allemand à un mauvais moment du siècle dernier, ou cette tante, Algérienne, que la passion claquemure dans la folie. Récit plus poignant également. L’écrivain y retrouve, en retraçant la vie de celle à qui il doit la sienne, les thèmes qui hantent son œuvre: la misère des origines, le racisme, l’intolérance, et le combat que livrent, malgré l’absurdité de l’existence, l’espérance et la bonté pour se ménager une petite place dans l’histoire des hommes. Car l’histoire est là, et la saga aussi : plus fiévreuse, plus intense, plus émouvante que celle qu’aurait pu imaginer un écrivain qui ne se serait pas souvenu être né du ventre d’une femme. Et finalement les siècles s’embrassent quand même, et les pays s’épousent, dans l’évidence que l’amour maternel est universel.

    $22,91
  • Quand est-ce que tout cela s’est réellement passé ? Je veux dire : quand est-ce que, dans mon pays, une partie de mes concitoyens a estimé que le meurtre d’autres concitoyens était devenu  » normal « , sinon  » moral  » ? Quand est-ce que mon pays, l’Algérie, de solidaire qu’il était, de rétif à l’humiliation parce que si longtemps humilié, de joyeux avec son humour grinçant n’épargnant personne et surtout pas les puissants, comment ce pays que je croyais connaître est-il devenu le lieu où de tels massacres ont pu être commis sans provoquer un seul soulèvement de citoyens déferlant dans les rues et clamant :  » Assez, nous ne voulons plus de cette horreur qui supplicie nos bébés, nos femmes, nos vieillards, nos chanteurs, nos penseurs. Nous ne voulons plus de l’assassinat érigé en offrande à Dieu. Nous ne voulons plus de l’ignominie et de la flétrissure, qui nous défigurent en tant qu’individus et en tant que nation  » A. B.

    $27,18
  • Queensland, nord-est de l’Australie, décembre 1918. Une odeur de printemps salé. Kader, bouleversé, regarde le corps défait de sa femme Lislei, mourante. D’étranges dieux ont présidé à leur rencontre. En 1870, Lislei, l’Alsacienne, est emportée dans la tourmente sanglante de la Commune, tandis que Kader, l’Algérien, est fait prisonnier au cours de la révolte des tribus sahariennes contre les colons français. Tous deux sont déportés en Nouvelle-Calédonie et réussissent à s’évader sur le même rafiot se dirigeant vers l’Australie. À son bord, ligoté, gémit un drôle de petit garçon Tridarir. Dernier représentant des aborigènes de Tasmanie exterminés par les colons australiens, l’orphelin courageux tente de retrouver les mythiques Sentiers des Rêves de son peuple… Roman d’aventures et d’amour à couper le souffle, L’Enfant du peuple ancien entraîne le lecteur aux confins d’une humanité très lointaine, nourrie de rêves magiques et fondateurs… Ce voyage initiatique, conjugué à une traversée délicieusement romanesque de l’Histoire, confirme l’humanisme désarmant d’Anouar Benmalek. Plusieurs fois primé, ce livre a reçu le prix RFO 2001 et le prix RTBF 2001.

    $3,69
  • Confronté aux violences qui secouent l’Algérie, Aziz se veut détaché et caustique, seule façon pour lui de se protéger. Mais, lorsque sa fille de quatorze ans est enlevée, il comprend que l’ironie ne lui sera d’aucun secours. Le ravisseur contacte la famille et menace sa victime du pire si la police est prévenue. De toute façon, qui aurait envie de s’en remettre aux autorités algériennes ? Aziz peut-il alors compter sur Mathieu, le beau-père de sa femme, un Français dont le passé pendant la guerre d’Algérie est plutôt

    $11,39
  • Dans les vingt récits de ce recueil, Salah Benlabed suit la piste des humbles et des naïfs, des patients et des résignés, des sages aussi; de ceux, en fait, qui se fondent dans la foule, ici et ailleurs, et dont on ne raconte pas les histoires. Leurs chemins s’entrecroisent de façon fortuite: indifférents, curieux ou stupéfaits, ils se retrouvent dans une même ville, prennent un même taxi, regardent passer un même avion et partagent, parfois sans se le dire, des peines et des rêves identiques… C’est peut-être cette part d’humanité présente chez tous ces personnages, d’où qu’ils viennent, qui peut expliquer le miracle de la survie de notre espèce, si encline au mensonge et à l’aveuglement.

    $45,10
  • Le sang irrigue les veines de cette terre assoiffée sur la pierre de la prière se grave une tragédie antique et cette fois le jeu est réalisé. La pierre, qui enregistre dans un silence mort, ne sera plus désormais la pierre de la prière. Les générations à venir la baptiseront d’un nouveau nom. Elles diront « la pierre des Martyrs !»

    $13,05
  • Un monologue acide sur la vie au sud de l’Algérie, par l’unique employé de la morgue d’un petit village pétrifié entre l’ennui et la pauvreté. Moussa est le seul employé de la morgue de BalBala, petit village perdu au sud de l’Algérie. Tous les morts du bled passent ici : femmes tuées par des hommes jaloux, personnes terrassées par des cancers provoqués par la pollution de l’importante plateforme pétrolière voisine (à la fois distilleuse de mort et seule source de travail…), migrants, contrebandiers et autres fuyards, enfants abandonnés à eux-mêmes, suicides, victimes de scorpions…C’est à une véritable étude socio – politique sauvage à laquelle se livre Moussa, en enregistrant ses réflexions à l’aide d’un dictaphone, comme le lui a demandé Aziz, son seul confident et ami, dans le but d’écrire un livre – Aziz, qui est également le trublion du village, celui qui n’a de cesse de dénoncer les injustices, de pointer du doigt les véreux de toutes espèces : religieux, politiques, patrons, etc. Jusqu’au jour où Aziz s’immole en plein tribunal de BalBala, et se retrouve à la morgue, en compagnie de son ami Moussa… BalBala (mot qui veut dire tumulte en arabe) est un petit village fictif imaginé près de Ouargla, ville qui connaît une forte agitation sociale en cemoment avec le soulèvement des chômeurs du Sud (guidés par le Comité national pour la défense des droits des chômeurs, CNDDC) qui réclament un peu de justice dans l’accès au marché du travail dans les champs pétroliers. Et c’est exactement ce qu’aborde ce monologue. Le texte repose, en partie, sur des enquêtes menées personnellement par l’auteur (reporter au quotidien algérien ElWatan), à plusieurs reprises, dans le Sud algérien, où des activistes comme Aziz sont régulièrement persécutés et condamnés. L’un d’eux, un jeune juriste sans travail, avait même défrayé la chronique en s’immolant dans le bureau du directeur de l’agence de l’emploi de la ville de Ouargla…

    $17,60
  • Mounia sur lequel écrit le narrateur. Dans une langue ludique et généreuse, Mustapha Benfodil livre le lecteur aux mains d’un destin à l’humour parfois rose, parfois noir. « … je ne peux concevoir l’écriture autrement que comme un puzzle dont les pièces sont éparpillées dans toutes les régions de la vie, du corps et du logos. Dans cette tâche, je dirais que mes plus belles pépites restent encore les perles du quotidien. »

    $28,48

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